Pascale Picard Band – A Letter To No One

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A Letter To No One, deuxième album très attendu du Pascale Picard Band, est disponible chez les disquaires… avec des attentes élevées, autant chez le public que la maison de disques.  Normal lorsque plus de 300 000 copies du premier disque d’un artiste trouvent preneur.

Appuyés par de nouveaux musiciens, les « jeunes vieux routiers » Marc Chartrain (batterie) et André Papanicolaou (guitares), Pascale Picard et son bassiste de la première heure Philippe Morissette y vont de 14 nouvelles pièces qui vont charmer à coup sûr les fans du groupe.

Moi? C’est une autre histoire….

Y’a quelques problèmes, inter-reliés, avec les chansons.  Pascale Picard y va d’une surabondance de mots, qui engendre des mélodies sinueuses, ce qui donne des sections nébuleuses : est-ce la fin du couplet, un refrain, le pont?  Ce n’est pas toujours défini et ça donne des chansons linéaires.  Pourtant, le sens de la mélodie est aiguisé chez mademoiselle Picard, lorsque ses envolées littéraires sont harnachées.

Pas pour rien que les deux plus gros hit du PPB sont Gate 22 et Smilin’, aux refrains peu chargés et aux mélodies mémorables.  C’est pourquoi je gravite autour de The Gap et Hide and Seek, au potentiel commercial certain.

Mon second bémol de l’album est  attribué au matriçage – ou mastering : le résultat final est fort, beaucoup trop fort.  Il est difficile d’écouter l’album dans son entièreté tellement nos oreilles ont peu de répit devant cet assaut sonore continu.  Un peu de nuance, ça ne fait de mal à personne.

Il faut par contre souligner l’excellente qualité de la section rythmique, des arrangements, de la musique et de la réalisation.

À noter, la présence du sympathique Damien Robitaille, qui chante pour une rare fois en anglais, sur la pièce Nobody’s Here To Break Your Heart.