Deuxième titre d’une trilogie annoncé, BioShock 2 apporte au joueur une nouvelle visite à Rapture. Pour ceux qui ne connaissent pas le premier jeu de la série, en voici un résumé: Le joueur incarne un jeune homme qui se prénomme Jack.  En 1959, alors que vous traversé l’Atlantique pour vous rendre on ne sait où, votre avion s’écrase par hasard (?) prêt d’un immense phare perdu en plein océan. Comme c’est un foutoir total, que la mer est en feu et qu’il y a des débris partout, vous n’avez guère le choix de nager à ce phare. Celui-ci contient en son centre une bathysphère, (une cloche de plongé).  Dès lors, Jack se retrouve plongé, sans mauvais jeu de mot, dans un univers très particulier qu’est la ville sous-marine de Rapture. Décrire cette ville est très difficile au niveau de l’esthétisme, étant de le style « Art Déco ». Je dirais simplement qu’elle est massive, autant au niveau de sa technologie mélangeant modernité et passé, rappelant le roman de Jules Verne 20000 lieux sous les mers.

L’histoire de la ville est, par contre, beaucoup plus simple, je dirais même qu’elle frôle le cliché: cette ville fut crée par Andrew Ryan, un visionnaire ne voulant rien savoir du contrôle fait par les politiciens. Voulant crée une ville utopique où la créativité humaine est libre de s’épanouir autant artistiquement que scientifiquement, le tout dérape rapidement lorsque des scientifiques s’amuse avec les gènes humains et créer les plasmides, des pouvoirs psychiques contrôlant la matière et l’esprit. Seul bémol de taille, l’abus d’Adam, liquide permettant d’incorporer de nouveau plasmide, rendent les utilisateurs fou. Surnommé les Chrosomes, ses citoyens de Rapture seront l’équivalent des fantassins de base rencontré dans la plupart des autres jeux de combat.

L’histoire de cette suite de BioShock, ce passe approximativement 10 ans après le premier opus de la série.  Il est difficile de dire à quelle moment se passe exactement cette seconde incursion dans la ville sous-marine. Le retour à Rapture ce fait donc dans un environnement encore plus délabré qu’avec Jack et avec des Chrosomes plus violents. Comme tout le monde le sais, je ne vendrai pas le « punch » en disant que le joueur incarne un protecteur ou pour les habitués, un big daddy. Plus précisément, vous incarné «Delta», un prototype lié à une petite sœur très particulière, mais je n’en dis pas plus sur le sujet, question de laisser l’histoire intacte.


L’ambiance du jeu est resté fidèle au premier jeu et la grande majorité des idées furent reprises. L’histoire de Rapture et de ses personnages se font toujours par l’interaction avec les personnages ainsi que par des bandes magnétique qui sont disséminés un peu partout. Un léger ajout semble cependant avoir été apporté. Les chrosomes de premier opus, qui étaient plutôt sauvages, ceux-ci semblent avoir retrouvé un minimum d’interactions sociales avec des dialogues variés, et ce, malgré qu’ils soient toujours fidèles à eux-mêmes avec leurs folies qui les caractérisent et leurs discours parfois incohérents, ce qui est voulu. Je dois cependant faire une petite mise en garde concernant la violence de Bioshock 2. L’aspect générale du jeu est plus sombre, et surtout, plus sanglant. Il faut dire qu’incarné un Big Daddy avec arme principale, une foreuse de la taille d’un gros four à micro-onde est un bon indice de la violence qu’allait apporter cette suite!

Par ailleurs, je dois dire que je fus quelque peu déçu de l’histoire de ce second volet de la série. Alors que le premier jeu avait des heures de discussions sur bandes magnétiques qui mettait le joueur dans l’ambiance de la vie de Rapture, avec des témoignages de citoyens, de journaux intimes et autres documents dans cette ligné, Bioshock 2 se focalise sur l’histoire principale, sans apporter cette diversité de documentaire audio du premier jeu. En effet, les documents audio se focalisent sur la petite sœur qui est liée à Delta, la mère de la petite-sœur et quelques autres documents sur les personnages secondaires que l’on ne voit pas ou très peu.


BioShock 2 semble avoir été développé, avant tout, pour améliorer le coté technique du jeu. Au niveau des graphismes, les effets physiques concernant la richesse des éléments physiques (eau, glace, feu) m’ont agréablement surpris. Delta portant un scaphandre de plongée, il était normal qu’il puisse avoir des contacts avec l’eau. Ainsi, l’eau qui ruisselle sur son casque perle sur la visière, des gouttes qui tombent sur le casque sont audible, et les sas qui se remplissent d’eau sont très bien réalisés.

Par contre, cette présence si présente de l’eau dans les vieux quartiers de Rapture se font ressentir par un oublis (volontaire?) de poids. L’une des techniques de combat classique de BioShock est d’envoyer une décharge électrique dans une flaque d’eau pour électrocuter tous les ennemis qui s’y trouvent. Le problème vient que si la flaque n’est pas stagnante et qu’il y a de l’eau qui y tombe, que se soit une cascade ou simplement des gouttes, l’électricité ne fonctionne pas. Vous me direz que ce n’est qu’un détail, mais celui-ci a son importance dans cette suite!

Au niveau de l’intelligence artificielle des ennemis, il semblerait que ses derniers aillent eu droit à une certaine amélioration. Alors que les Chrosomes se contentaient de nous foncer dessus dans le premier opus de la série, ceux-ci utilise désormais la combinaison plasmide et arme à feu. Autre nouveauté, ceux-ci font des embuscades et attaques groupés, malgré que je me pose la question à savoir si ce ne serait pas une routine intégrée au jeu pour berner le joueur. Tout de même, avec la difficulté de jeu à normal, j’ai visité, juste avec les combats contre les chrosomes, une bonne cinquantaine de fois la vita-chambre, ce qui donne l’idée des embuches pouvant être faite par de simple petits ennemis.

L’armement que le joueur dispose est des plus classiques, quoi que remodelé pour être massif, au même titre que le personnage que le joueur incarne. Lance-rivet (qui remplace le pistolet), un fusil scié à double canon, une mitrailleuse de gros calibre, un lance harpon, un lance grenade et la foreuse constitue l’armement du joueur. Chacune de ses armes possèdent divers types de munitions qui sont plus ou moins efficaces selon l’ennemi affronté.  S’ajoute à cela, deux outils utilitaires, à savoir une caméra de recherche qui permettra de découvrir les plasmides et munitions les plus efficace et un outil de piratage à radio-fréquence qui tire des fléchettes de la taille d’une canette de boisson gazeuse (j’aimerais bien voir la grosseur des flèches dans ce cas) sur l’objet à pirater.

La grosse nouveauté du jeu réside dans le défaut du premier, à savoir l’utilisation parallèle des plasmide et des armes. Alors que dans le premier, il fallait alterner entre les deux types d’armes, à croire que Jack était paralysé d’un coté de son corps. Delta, quand à lui, est un ambidextre très doué! Les combinaisons plasmides et armes à feu prennent alors un tout nouveau sens pour tués les ennemis qui ne se laisseront pas faire.


Quelle est ma conclusion? Vaut-il les 50$ demandé sur PC et les 70$ demandé sur console?

Malgré que ce jeu ne soit qu’une suite, il semble évident qu’il s’agit d’un très grand pas en avant. L’histoire, malgré que plus courte que l’original est bien réalisé et les voix française sont de qualité. Le gameplay est beaucoup plus violent et rapproché (attaque de mêlée)  que le premier BioShock, le rendant beaucoup plus nerveux et plus dur forcément. Malgré que l’histoire soit plus courte, vous visiterez à des multiples reprises les « vita-chambre », ce qui en allongera forcément la durée de vie!

De plus, il faut dire qu’a un certain moment du jeu, vous constaterez que le jeu consiste en fait à ceci: tuer-fouillé- tuer-fouillé-piratage-tuer-fouillé-piratage-tuer-fouillé-big daddy-tuer-fouillé-tuer-fouillé-protégé petite soeur (tuer 50x)- affronter grande sœur.  Par chance les niveaux étant varié, cette répétition ne se fait pas réellement sentir, jusqu’à un certain point…

Si je n’est pas, jusqu’à présent, parlé du multijoueur, c’est que je n’es pas réussi à le configurer correctement, mon écran de 23″ en affichage 1680X1050 (16:10) étant systématiquement bloqué à une résolution de 640X480! Hormis ce bogue de résolution, je n’es pas connu de grosse difficulté de plantage, hormis une fois.

Bref, pour ma part, je conseil l’achat!